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La sûreté aéroportuaire regroupe l’ensemble des mesures destinées à prévenir les actes de malveillance dans le transport aérien.
Elle vise à garantir la protection des passagers, des personnels, des aéronefs et des infrastructures, tout en assurant la continuité du trafic aérien. La sûreté se distingue de la sécurité aérienne, qui concerne la prévention des accidents. Elle s’applique en amont et tout au long du parcours du passager, depuis l’accès à l’aéroport jusqu’à l’embarquement à bord des avions.
La sûreté constitue une condition essentielle de la confiance des passagers et du bon fonctionnement du transport aérien.
Sans elle, il n’y a ni acceptabilité sociale du transport aérien, ni connectivité nationale et internationale durable.
Les aéroports sont à la fois :
- des infrastructures ouvertes au public,
- des sites sensibles, accueillant chaque jour un grand nombre de personnes et de flux.
La sûreté permet ainsi de concilier accessibilité, fluidité et haut niveau de protection, dans un cadre strictement réglementé.
La sûreté aéroportuaire repose sur une organisation coordonnée, associant des acteurs publics et privés.
Le rôle de l’État
L’État est responsable de la politique de sûreté de l'aviation civile.
Il définit le cadre réglementaire, fixe les exigences de sûreté, assure la certification des acteurs concernés et contrôle la bonne application des mesures de sûreté sur l'ensemble du territoire.
Le rôle des exploitants d’aéroports
Les exploitants d’aéroports sont responsables de la mise en œuvre des mesures de sûreté sur leur plateforme.
A ce titre, ils organisent et coordonnent notamment :
- le contrôle des accès aux zones sensibles,
- l'inspection-filtrage des passagers, des bagages et des personnels,
- la protections des zones de sûreté à accès réglementé,
- la mise en œuvre des dispositifs requis par la règlementation nationale et européenne.
Le rôle des personnels de sûreté
Sur la plupart des aéroports français, les opérations de contrôle sont réalisées par des entreprises de sûreté spécialisées agissant pour le compte des exploitants d'aéroport. Leurs agents sont agréés, formés et certifiés conformément à la règlementation en vigueur. Leur activité est soumise au contrôle permanent des services de l’État.
La sûreté aéroportuaire mobilise ainsi des milliers de professionnels qualifiés, indispensables au fonctionnement des plateformes.
La sûreté aéroportuaire est financée en France par une taxe acquittée par le passager, appelée tarif de sûreté et de sécurité (T2S).
Cette taxe est perçue sur chaque billet d’avion au départ d’un aéroport français et a pour objet de financer les missions de sûreté nécessaires à la protection du transport aérien.
Le produit du T2S contribue notamment à couvrir :
- les coûts liés aux contrôles de sûreté des passagers et des bagages,
- la mise en œuvre des dispositifs humains et techniques exigés par la réglementation,
- les missions assurées par les exploitants d’aéroports pour le compte de l’État.
Le T2S constitue un principe de financement mutualisé, reposant sur l’usager du transport aérien, et garantissant un haut niveau de sûreté sur l’ensemble du réseau aéroportuaire, quelles que soient la taille de l’aéroport ou la nature des liaisons.
La sûreté repose sur une combinaison de dispositifs humains, techniques et organisationnels, parmi lesquels :
- le contrôle des passagers et des bagages de cabine,
- l’inspection des bagages de soute,
- le contrôle d’accès aux zones réservées aux personnels et prestataires,
- la sécurisation du fret aérien et du courrier,
- la surveillance et la protection des installations aéroportuaires.
Ces dispositions sont définies dans un cadre européen et international harmonisé, garantissant un niveau élevé et homogène de sûreté.
La sûreté aéroportuaire est un dispositif évolutif, qui s’adapte continuellement :
- à l’évolution des menaces,
- aux nouveaux modes opératoires,
- aux innovations technologiques,
- à la variation des flux de passagers.
Les aéroports investissent régulièrement dans :
- des équipements de détection plus performants,
- des procédures modernisées,
- la formation continue des personnels.
L’enjeu est de maintenir un haut niveau de protection, tout en veillant à la fluidité du parcours passager.
La sûreté conditionne directement :
- l’ouverture et le maintien des liaisons aériennes,
- la capacité des aéroports à accueillir des vols nationaux et internationaux,
- la confiance des compagnies aériennes et des passagers.
Elle représente également un enjeu économique important pour les exploitants d’aéroports, en particulier pour les plateformes de petite et moyenne taille, qui doivent appliquer des exigences élevées dans des équilibres financiers parfois contraints.
La sûreté repose sur l’engagement de tous :
- pouvoirs publics,
- exploitants d’aéroports,
- compagnies aériennes,
- personnels,
- passagers.
Le respect des règles de sûreté par chacun contribue directement à la protection de tous et à la qualité du transport aérien.
- La sûreté aéroportuaire est indispensable au transport aérien.
- Elle garantit la protection des personnes et des infrastructures.
- Elle repose sur une coopération étroite entre l’État et les exploitants d’aéroports.
- Elle est financée par le tarif de sûreté et de sécurité (T2S) acquitté par le passager.